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Plus la crise dure, plus on joue

Fiche publiée le 23 mai 2014 par david

L’économie mondiale ne cesse de se dégrader. Elle entraîne, dans bon nombre de pays, une baisse importante des pouvoirs d’achat. Mais cela n’empêche toutefois pas les joueurs à flamber dans les casinos ou à acheter des billets de Loto. Étrange.

 

Des résultats record à travers le monde

Beaucoup d’opérateurs ont hésité de répondre à un appel d’offres pour l’exploitation d’un nouveau casino. Pourtant, les jeux d’argents sont devenus de plus en plus populaires ces dernières années, malgré un contexte économique difficile. En 2011, troisième année de la crise financière, un record de mises (11,8 milliards d’euros soient une croissance de 8,5 % par rapport à l’année 2010) a été enregistré par la Française des jeux. 27 millions de Français ont dépensé hebdomadairement une moyenne de 8 euros. Le PMU, lui, a également dépassé la barre des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour la première fois de son existence.

La même tendance est observée dans d’autres pays. Un chiffre d’affaires record est prévu dans les casinos de Macao à la fin de l’année. L’ancienne colonie portugaise semble ne pas être prête à rétrocéder la place de numéro 1 mondial dans les jeux d’argent à son concurrent Las Vegas. Dans nos précédentes éditions, nous avons déjà indiqué que les mises les plus importantes enregistrées actuellement ont été faites, pour la plupart, dans les casinos de Macao. Ces chiffres sont qualifiés d’irrationnels par bon nombre de statisticiens vu la conjoncture économique. Mais ce n’est pas vraiment surprenant selon Jean-Pierre Martignoni, un grand spécialiste du secteur des jeux d’argent. Pour lui, « plus on est pauvre, plus on joue ».

Avec la crise, les revenus des ménages baissent et beaucoup sont donc tentés de trouver des compléments en jouant au casino, au bureau de tabac ou au club de courses. Pour bon nombre de personnes donc, selon les propos de Jean-Pierre Martignoni, les jeux d’argent constituent un moyen de se refaire socialement et de surmonter les difficultés liées à la crise financière.

 

Les casinos saisissent l’opportunité

À l’opposé des statisticiens et des économistes, les exploitants de casinos comprennent parfaitement cette tendance. Ce qui les a poussés à se regrouper en proposant des mégabucks ou de Magic casinos Jackpot. En connectant certaines de leurs machines à sous, ils permettent au joueur de remporter un gain énorme avec une mise de départ de 1,5 euro. Aucun joueur régulier ne pourrait résister face à une telle offre.

La Française des jeux semble également avoir tout compris. Récemment, il propose à ses joueurs réguliers de gratter une carte « Cash 500 000 euros » en leur promettant un gain allant de 5 à 500 000 euros. Les joueurs sont vraiment séduits. Il faut toutefois le reconnaître, la crise n’est pas la seule explication du maintien du secteur des jeux d’argent dans bon nombre de pays.

En effet, les jeux et jouer au casino ont toujours constitué une pratique culturelle dans divers pays. Les gens viennent dans les casinos, non seulement pour jouer, mais également pour discuter, pour boire et pour se restaurer.